mercredi 31 juillet 2013

Les lacs de Plitvice



Lundi 22 juillet :

Réveil à 6h30, repoussé à 6h45, à la fraiche ! Il fait même plutôt froid, nous sommes en montagne...
Douche matinale, petit déjeuner sous le auvent (bien pratique d’ailleurs) et chaussures de rando enfilées, nous sommes prêts pour les fameux lacs de Plitvice. A 8h pile, nous entrons dans la partie nord correspondant aux lacs inférieurs. Qui dit lacs inférieurs, dit grande descente à pieds qu’il faudra remonter tout à l’heure. Mais nous n’avons pas le temps d’y penser, nous nous retrouvons très vite au bord du premier lac qui est d’un bleu turquoise ou aussi d’un bleu plus foncé plus loin. L’eau est parfaitement limpide, c’est superbe. Et en plus, à cette heure, il n’y a personne !

On profite de la plus grande chute d’eau dès notre arrivée (40aine de mètres de hauteur) puis continuons notre tour qui sera un très grand tour.

Le parc se divise en une dizaine de lacs étagés avec des chutes d’eau plus ou moins grandes et étendues entre chacun des lacs. Les eaux sont d’une couleur magnifique à tel point que tout paraît artificiel. Un moment magique ! il y a des navettes bateaux et bus qui relient différents points du parc mais nous décidons de traverser le tout à pied en longeant les eaux, parfois au bord et parfois à une dizaine de mètres au dessus. C’est beau et on évite la foule qui arrive petit à petit. Sur le retour, après une 20aine de kilomètres, les jambes fatiguent et nous évitons la marche le long du plus grand des lac (plus 8kilomètres) au profit du bateau. Il faut encore remonter la partie du départ pour retourner à la voiture mais contrairement à ce que l’on pensait, le plus dur n’tait pas la montée mais plutôt d’éviter l’énorme quantité de groupes qui entrait dans le parc sur le coup des 14h30.

Content de notre décision de nous lever tôt, nous avons vraiment l’impression d’avoir profité au maximum de notre visite (6h30 de rando tout de même) et rentrons nous reposer pour l’après-midi.

Demain, nous retrouvons la mer à Split, mais ça, c’est une autre aventure.

Les lacs de Plitvice













 



mardi 30 juillet 2013

Split



Mardi 23 juillet :

Pas de réveil sur le camping Grabovac. A 6h, c’est gla gla gla dans la tente mais nous réussissons à dormir jusqu’à 8h24 (dixit Maud). Douche, petit déjeuné à la cool et nous quittons le camping à 10h00. Ce matin, c’est route monotone : 80km de nationale et 250km d’autoroute jusqu’à Split. C’est long, le copilote dort. A 13h00, nous voilà à Split, garés à 500m du centre touristique pour quelques kunas. On est trop fort !
On commence la visite de la petite maison de l’empereur Dioclétien : 190m de long, 150m de large ! Quelques années après la chute de Rome, les habitants ont construit leurs maisons dans le palais ce qui rend aujourd’hui un spectacle surprenant où se mêle toute l’histoire de la ville : Egypte, Rome, Byzance, Moyen Age et même Napoléon ; on trouve tout !

On monte en haut du campanile pour voir le tout d’en haut puis on déambule dans le palais après avoir mangé une bonne pizza dans la cour d’un palais gothique, merci au routard. La visite se poursuit en dehors du palais, dans la vieille ville tout aussi jolie.

A 16h30, nous quittons ce joli coin pour nous diriger vers Trogir qui sera notre visite de demain. Il y a quelques campings dans les bourgades entre Split et Trogir (35km) mais peu et souvent complets. C’est pas de chance, aujourd’hui est notre premier jour sans réservation et les campings précédents (où nous avions réservés) étaient loin d’être plein eux... A mi-chemin entre Trogir et Split, nous suivons un panneau camping mais pas de chance de nouveau, il s’agit de chambres hors de prix. Quelques mètres plus loin, il y a un panneau « rooms, appartment, camping », on tente le coup. Nous voilà dans une cour de maison face à un gentil monsieur croate qui parle......le croate ! il nous fait faire le tour du propriétaire avec explication à l’appui, en croate malgré qu’il ait bien vu que nous ne comprenions rien (fou rire garanti). C’est rudimentaire, c’est un peu bizarre d’être 4-5 voitures rangées dans la cour mais surtout c’est pas cher ! 80Kn pour la nuit (10€50). C’est décidé on reste pour 2 nuits.

Fin de l’après-midi au bord de la mer à 20m de la place de camping. C’est ici qu’on se rend compte que l’aéroport de Split est à 1km et que les avions sont très bruyants. Espérons que le trafic aérien nocturne ne soit pas trop intense.

Demain, un des plus beaux villages croate : Trogir, ainsi que Primosten, petite station balnéaire, mais demain, c’est une autre aventure.

Split:













lundi 29 juillet 2013

Trogir, Primosten



Mercredi 24 juillet :

Réveil par le soleil du matin à 7h. La nuit fut beaucoup plus chaude qu’à Plitvice, pas évident de s’endormir. Nous parton à 8h15 pour Trogir qui se trouve à 15km. Dès que le centre est à portée, nous nous garons le long du parking payant, sans doute interdit mais nous ne parlons pas croate. 
Avant 9h, nous voilà au centre de Trogir. Il y a un pont à l’entrée et un à l’opposé pour aller sur la presqu’île de Ciovo, le village occupe entièement une petite île.nous commençons par la cathédrale, nous payons les 25kunas pour y pénétrer. Ne serait-ce que pour la beauté du porche à l’entrée, la visite vaut le coup. Les sculptures sont d’une précision d’horloger et même si les thèmes ne nous parlent que très peu, c’est impressionnant.

L’intérieur est tout aussi joli au niveau sculpture, avec un énorme orgue et une belle collection de vieux objets religieux. En sortant de l’église, nous entrons dans un baptistère de XVème siècle avant d’entamer notre traditionnelle montée au campanile. Une montée pas évidente et surtout pas entretenue...les pigeons y ont élus domicile et s’occupent de la déco intérieure. Là-haut, c’est joli mais sans plus. Nous continuons notre tour dans les ruelles moyenâgeuses du village. Un vrai labyrinthe très agréable. Après un petit café (qu’il faudra changer nous dirait Benji) le long du port où les palmiers sont chouchoutés, nous allons jusqu’au fort à l’entrée du port et nous perdons de nouveau dans les ruelles avant de retrouver la voiture vers 11h45. 
Nous décidons de nous arrêter à Ragoznica, entre Trogir et Primosten, pour casser une graine. Nous garons la voiture le long de la petite plage de la ville pour aller étudier les menus. Après 30min de recherches infructueuses, nous rebroussons chemin. Mais on a vite compris que ce n’était pas un arrêt inutile lorsqu’on aperçut au loin 2 jeunes « policiers municipaux » déposer un joli papier sur l’essuie-glace avant de la voiture. Nous avions gagné notre première prune du voyage ! 100kunas qu’il faudra venir chercher à Ste Croix...

Nous repartons vers Primosten. Sur les hauteurs, nous apercevons l’originalité du lieu avec côte à côte, deux presqu’îles en forme d’oreille de Mickey avec un côté un village et son église au sommet, et de l’autre de la verdure bordée de plages. Nous nous élançons dans le village et atteignons l’église entourée du cimetière où la vue est magnifique. Petite pause là-haut avant d’enfin manger ; il est 14h30. Nous trouvons une petite konoba (brasserie en croate) les pieds dans l’eau et choisissons le plateau de poissons pour 2 : un bar, une dorade, des moules, langoustines et calamars accompagnés d’épinard, choux et pomme de terre. Un excellent repas !

Un petit tour dans la ville, l’achat de quelques fruits (raisins et pêches) et nous repartons pour le camping et la baignade de fin de journée. Avant de partir pour la petite plage pour inaugurer le nouveau masque de plongée, je me mets au croate pour faire congeler 2 bouteilles d’eau et payer nos 2 nuits. Opération réussie et 2 nuits pour 160kunas, ça ferait rêver tous les campeurs.

Demain, les nouvelles aventures nous emmènent dans la riviera Makarska au sud de Split.

Trogir:








Ragoznica:

 Primosten:


Soirée au camping:


dimanche 28 juillet 2013

Mostar (J1)



Jeudi 25 juillet :

Notre périple entre Trogir et Split se termine. Nous ne savons pas trop de quoi sera faite notre journée, du coup le « rangeage » se fait à la cool malgré le réveil à 7h. A 9h, nous quittons le camping avec une première halte prévue à Klis où un fort à été construit sur les hauteurs de Split entre terre et mer pour filtrer les entrées dans les montagnes. La route de la riviera Makarska suivra avec arrêt dodo prévu au bord de l’eau. Le détour par le fort s’avère être décevant. Malgré une vue pas mal, il n’y rien aux alentours. Et hop, on repart, 1ère déception...

La riviera Makarska est une région de Dalmatie qui s’étend sur 35km de part et d’autre de la ville de Makarska. La route est sublime, l’eau toujours aux couleurs magnifiques mais on n’avance pas vite et les villages, vers lesquels il faut descendre en bord de mer, sont bondés et difficile d’accès, 2ème déception...
Nous décidons vers 11h00 de trouver une crique pour se baigner. Après quelques arrêts infructueux, nous trouvons la crique rêvée : une dizaine de mètre sous la route, un petit chemin qui descend et seulement 2-3 serviettes. Nous sommes prêts à descendre mais le drame arrive :
-          Maud : « regarde, ils sont tout nu ! »
-          Moi : « roo merde, pas grave on se mettra plus loin... »
-          Maud : « pas question ! ils font chier ces cons, on est plus à la préhistoire ! »
Résultat : on repart.

Quelques minutes plus tard, on trouve enfin notre endroit. Certes, moins bien mais bon, on a les pieds dans l’eau et de la place. On reste une petite heure. Arrivée à Makarska, circulation ultra difficile et places chères...on poursuit notre route jusqu’au petit pique-nique improvisé à quelques mètres de la mer. A ce moment, il est 13h30 et nous sommes au sud de Makarska qui nous a déçus malgré la beauté du paysage. 

Une décision s’impose, ce sera de continuer jusqu’à Mostar. 2h de route en plus, un passage rapide à la douane où le sourire et la sympathie doivent être payants, et nous arrivons à Mostar où on espère pouvoir rester 2 nuits. Le routard conseille une petite agence tenue par une francophone pour trouver une chambre. Nous nous y rendons et trouvons notre bonheur grâce à un bosnien qui vient nous chercher pour nous emmener dans la villa Fellini à 250mètres de l’agence. Super petit studio avec piscine pour 34€ la nuit. Plus cher que notre budget mais on craque (2 nuits dans un lit ne feront pas de mal). Nous sommes au cœur de la ville et le 1er appel à la prière du Muezzin nous le rappelle. Après une brève sieste, nous partons nous restaurer et visiter Mostar by night. 

Nous sortons et commençons par prendre un bel orage sur le coin du nez mais nous trouvons l’abri idéal à l’extrémité du vieux pont de Mostar, emblème de la ville, magnifique œuvre architecturale (reconstruit à l’identique après la guerre). Le routard conseille la konoba Taurus pour manger, nous suivons le conseil comme beaucoup de français lecteur du guide (posé au coin de la table).

Entrée : feuilles de vignes farcies (une assiette pour deux)à le Japrak
Plats : pour Maud, une escalope farcie d’œufs et champignons, le tout roulé dans du bœuf fumé et recouvert d’une sauce à la crème et fromage à le snicla stari most
Pour moi, le plat de viandes grillées : une côtelette d’agneau, une escalope de volaille, un steak haché, une brochette de veau et le cevapcici (sorte de boulettes de viande très salées)  à mjesano meso


Après tout ça, même pas peur, et c’est un thé pour Maud et un café bosnien pour moi. Alors profitez de mon expérience (ou de ma bêtise), le café bosnien est servi dans un petit récipient en cuivre à verser dans la tasse. Ne remuez pas ce petit récipient sous peine de faire remonter le marc du café et d’avoir un café à mâcher pas très très bon. Nous sommes archi repu pour 13€ chacun !
La nuit est tombée et nous flânons et photographions les ruelles, les mosquées, les ponts et tours qui sont éclairés partout autour de nous. Une soirée parfaite et un dodo dans un lit que nous attendions depuis longtemps.
            Bonne nuit !

Mostar